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Les bazars stambouliottes

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Les deux principaux bazars d'Istanbul se situent, comme tous les monuments évoqués dans les posts précédents, dans la péninsule "historique", celle qui a vu se développer Byzance puis Constantinople.

 

A tout seigneur tout honneur, nous commencerons par le Grand Bazar (Kapalı çarşı, littéralement "Marché couvert"), à la fois le plus ancien et, de loin, le plus grand des deux.

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Une des 19 entrées du Grand Bazar
 

L'ordre de sa construction fut donné par Mehmed II le Conquérant, vers 1460, quelques années donc après la prise de Constantinople.

A l'origine, le bâtiment était une sorte de caravansérail (que l'on appelle ici "han", mais "Khan" ou "Funduk" au Maghreb ou au Moyen-orient) : un lieu pour abriter à la fois les marchands, leurs marchandises et les animaux, et dont on pouvait fermer la porte le soir venu...

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Par manque d'espace, les nombreuses rues autour du marché originel furent à leur tour investies au cours du temps.... puis finalement couvertes : Ce sont à présent 19 portes qui protègent le Bazar et qui sont fermées tous les soirs, tout comme au 16ème siècle !

C'est sous le règne de Soliman "le magnifique" que le Grand bazar s'est considérablement agrandi. Aujourd'hui (selon les chiffres trouvés ci et là), il est composé de 58 à 66 rues couvertes qui abriteraient entre 2500 et 4300 (sic!) échoppes. Comme presque tous les marchés du monde, il est divisé en de nombreux quartiers : celui du cuir, des tapis, du cuivre, des lampes, des bijoux, etc...

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Les dômes en briques sont ceux du bâtiment originel
 

Non loin de ce premier caravansérail, un autre abritait le marché aux esclaves. Il finira lui aussi par être totalement intégré au Grand Bazar. Si l'esclavagisme est aboli en Turquie à partir de 1851, sa pratique perdurera, ici et là, jusqu'à l'aube de la Première guerre mondiale...

Ce sont aujourd'hui par dizaines que l'on compte les boutiques qui ont fermés leur rideaux de fer suite aux évènements de juin et juillet dernier qui ont vu le nombre de visiteurs fondre comme peau de chagrin...

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On voit très bien sur cette image Google Earth le bâtiment central d'origine, et plus à l'est, celui du marché aux esclaves.
Tout autour, l'incroyable réseau de rues couvertes
 
 

***

 

Le Bazar aux épices, ou Bazar Égyptien (Mısır Çarşısı') est, lui, infiniment plus petit !

c'est un bâtiment en forme de "L", construit en 1663 (soit un siècle après le Grand Bazar) dans l’enceinte de la mosquée Yeni ("la Nouvelle Mosquée") dont l'imposante silhouette trône à la sortie du Pont de Galata.

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Le pastrami, viande de bœuf salée, épicée, fumée puis séchée
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Il n'a en fait d'égyptien que le nom, qu'il prit en souvenir des impôts collectés au Caire pour sa construction !

Ce marché est encore essentiellement spécialisé en herbes et épices, fromages et pastrami, loukoums et autres baklavas gorgés de miel...

Bien plus petit que le Grand Bazar, le Bazar Égyptien attire essentiellement les touristes : d'une part, il sent merveilleusement bon (le mélange sucré-épicé est détonnant !), et avouons qu'il est quand même plus facile de rapporter de son voyage 100 grammes de cumin qu'un tapis d'apparat !

Malheureusement, il souffre lui aussi, depuis les attentats et la tentative de coup d'état, d'une dramatique chute du tourisme...

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Le Bazar Égyptien derrière la Yeni Cami (Google Earth 3D)
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Commentaires

  • Même avant de déguster pour connaître le plus de goûts qu'il soit possible, le côté esthétique des présentations, - formes et couleurs -, se révèle superbe !!!

  • Et après la bouffe, quand tu continues le long de la Corne d'or, il y a les gamelles et la quincaillerie. Le bas de Galata est pas triste en réparateurs en tous genres.

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