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Arycanda, la tête dans les nuages, et Limyra, les pieds dans l'eau

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Arycanda, c’est au moins mille ans d’histoire ! ; Au moins mille ans parce que les plus anciens vestiges sont datés du 6e siècle av. J.C et que les plus récents datent, eux, du 6e siècle de notre ère ; de l’époque byzantine...

Et ce n'est pourtant là qu'un minimum, parce que le nom même d’Arycanda, d’origine assurément anatolienne, ferait plutôt remonter l’occupation du site au 2e millénaire av. J.C !

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C’est peu dire que, seul  au milieu de ces ruines (construites en terrasses sur le flanc d'une montagne escarpée) et d’un aussi majestueux paysage, les siècles nous happent, nous invitant à fantasmer sur ce que fut la vie de ces milliers de Lyciens.

Si de nombreux vestiges du site aiguisent la curiosité (les thermes, le temple d’Helios, le bouleutérion, l’agora, le stade -de 107 mètres de long-, ou bien encore les deux nécropoles), c’est bien entendu le splendide théâtre qui, comme suspendu au dessus du vide, reste le clou de la visite !

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Il fait bon ici se balader parmi les murs cyclopéens, les arches, les niches et les tombes, et imaginer les statues sur leur piédestal… Est-ce les pins ou les fragrances des plantes aromatiques que le vent transporte ?, cet endroit semble réellement en accord avec la nature ; l'harmonie n’est ici pas un vain mot. Sous les grands conifères qui déchirent le ciel, c'est toute une épopée qui défile devant nos yeux.

Bien plus qu’une escapade culturelle, la visite d’Arycanda est un peu comme un voyage dans le temps.

En redescendant de la montagne vers la mer et Finike, nous rencontrons, à un kilomètre de la route principale, un autre bien joli site : Limyra.

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Le lieu est assez magique et en même temps décalé, paisible et romantique. Si habitués que nous sommes à parcourir la plupart des ruines dans des lieux si arides, nous sommes surpris de trouver là des vestiges à moitié engloutis sous des eaux cristallines ; et une rivière qui traverse la prairie ou paissent quelques moutons...

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Un peu plus loin,  après la cabane du gardien désespérément vide (comme à Arycanda), apparaît le théâtre plutôt bien conservé. Les ruines semblent modestes alors que la ville fut l'une des plus importantes de la confédération lycienne ! Un des monuments les plus imposant (après le théâtre bien entendu) est le le cénotaphe de Caius César, fils adoptif d’Auguste, qui mourut à Limyra en 4 apr. J.-C.

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Enfin, pour ce qui est de Finike : rien à en dire. Juste un point de chute éventuel pour qui mettrait Arycanda au nombre de ses visites ; la ville ne brille pas, loin s'en faut, par son offre hôtelière, ni par le reste d'ailleurs !

 

L'album Arycanda et Limyra se trouve  ICI

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