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pat l'expat à Istanbul

  • Le Musée Rahmi M. Koç

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    Vous prenez 25 000 m² d'anciens docks industriels (ainsi qu'une fonderie ottomane d'origine byzantine) sur la rive Est de la Corne d'Or et vous y installez des centaines de voitures, d'avions, de bateaux, de trains, de tracteurs, et puis un char et un sous-marin. Vous rajoutez quelques milliers des mêmes (mais cette fois-ci en miniature), puis des moteurs, des bielles et des pistons, des ancres, des machines outils, des jouets et des maisons de poupée, et aussi quelques souvenirs d'Atartürk. Vous secouez bien le tout, que vous décorez avec moult maquettes et objets divers du monde de l'astronomie, de la photo, du cinéma, de l'imprimerie, de l'informatique, de l’ingénierie, de la radio et de la télévision : vous obtenez alors le Musée Rahmi M. Koç !43.jpg

    On doit en effet l'essentiel (je ne suis pas certain que les maisons de poupée soit de son fait !) de cette unique et inclassable collection à ce milliardaire, aujourd'hui âgé de 88 ans et principal héritier de l'empire Koç légué par son père. La Koç Holding est le plus gros conglomérat  de Turquie et emploie aujourd'hui plus de 90 000 salariés !

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    C'est semble t-il en visitant le Musée Ford de Détroit (Michigan), lors de ces études aux États-Unis, que Rahmi Koç, collectionneur de trains miniatures depuis l'enfance, eut l'idée de créer un lieu dédié à l’histoire du transport, de l'industrie et de la communication.  Le musée a été construit en plusieurs phases qui ont été ouvertes au public entre 1994 et 2007.

     

    L'album : Le Musée Rahmi M. Koç

  • Le Musée de la Marine

    02.jpgOn trouve le Musée de la Marine à Beşiktaş, à quelques centaines de mètres du Palais de Dolmabahçe.

    J'ai lontemps tergiversé pour allez y faire un tour, tant je m'attendais à un étalage d'artefacts se réfèrant uniquement à la chose militaire, exaltant cette corde qui n'est définitivement pas la mienne !

    Mais non, il nen est rien ! En tout cas, par pour le moment !

    Le musée est en effet en rénovation depuis des années, et le nouveau bâtiment que l'on visite aujourd'hui, commencé en 2008 et ouvert en 2013, ne présente pour ainsi dire uniquement que les caïques impériales, ces immenses barques qui étaient réservées au seul usage du Sultan, de sa famille et de sa cour.

    Pour ce qui est des instruments de navigation, des tableaux, des maquettes, des costumes, des armes, des reconstitutions, etc..., il faudra attendre encore plusieurs mois (la préposée à la vente des tickets m'a parlé de mai... de cette année!).

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    Mis à part une magnifique galère (l'unique exemplaire semble-t-il ayant survécu à ce jour et dont la datation est comprise entre 1520 et 1650), toutes les précieuses embarcations présentées nous viennent du 19e siècle (ou du tout début du 20e siècle), soit de la fin de l'ère des sultans...

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    L'album : Le Musée de la Marine

  • La Mosquée de Soliman le Magnifique (Süleymaniye Camii)

    Ce même jour, l'an dernier, la capitale était totalement paralysée par un évènement neigeux exceptionnel (voir ici). C'est dire que je n'ai pas boudé mon plaisir d'aller re-découvrir la Sülemaniye sous un radieux soleil et 14° ! De plus c'est sans doute en hiver qu'elle apparait sous ses plus beaux atours, les frondaisons ne cachant rien de ce joyau de l'architecture ottomane classique.

    04.jpgAutant le dire tout de suite, cette mosquée impériale construite par Minar Sinan entre 1550 et 1557 pour Soliman Ier le Magnifique n'a en fait que peu d'égale à Istanbul, en terme de magnificence ou d'aboutissement architectural. La Mosquée Bleue, autre chef d’œuvre de l'art islamique sera édifiée cinquante ans plus tard par un élève du même Sinan...

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  • Izmir, et la boucle est bouclée...

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    Après deux semaines à parcourir les vestiges des anciennes cités de Ionie et de Carie, je reviens à Smyrne, l'actuelle Izmir, troisième agglomération de la Turquie par le nombre d'habitants, et accessoirement patrie d'Homère...

    De la riche histoire de Smyrne (fondée il y a 5000 ans, elle fit d'abord partie du royaume Hittite, avant d'être occupée par les Eoliens puis par les Ioniens), il ne reste que de très maigres vestiges qui ne nécessitent pas qu'on s'y attarde plus que de raison.

    Il faut dire que le terrible "incendie de Smyrne" en 1922, qui fit des milliers de morts, laissa la ville exsangue.

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  • Pamukkale, la "montagne de coton", et Hiérapolis, antique ville thermale

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    Il y a plus de deux mille ans, soixante dix mètres au dessus de la plaine où coule le Méandre, les rois de Pergame décidèrent d'édifier une cité thermale au sommet de la colline de Pamukkale (de pamuk : coton, et kale : château) qui comptait dix-sept résurgences d'une eau entre 36° et 45°, saturée de sels minéraux et de gaz carbonique.

    La Hiérapolis hellénistique passa sous l'autorité romaine au tournant du millénaire et prit son essor à partir du 2e siècle,  date à partir de laquelle furent construits les principaux monuments de cette cité de plus de 100 000 habitants.

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  • La délicieuse Aphrodisias

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    Le tétrapylon marquait, pour les pèlerins, l'accès au sanctuaire d'Aphrodite

     

    Ce serait vraiment dommage, surtout à l'occasion d'un voyage à Pamukkale, de faire l'impasse sur la visite d'Aphrodisias, la plus belle et de loin, des cités de Carie. Elle en fut d'ailleurs la capitale à partir du 3e siècle.  Au 4e siècle, un tremblement de terre suivi d'une inondation détruisit la majeure partie de la cité.  Avec la forte implantation du Christianisme durant l'Antiquité tardive, le culte d'Aphrodite fut interdit, puis abandonné ; à la fin de la période Byzantine la ville fut rebaptisée Stavrapolis, la Cité de la Croix, et le temple fut transformé en église...

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  • Bodrum et Marmaris

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    Le Château Saint-Pierre à Bodrum

    Je continue mon voyage en descendant vers le sud, d'abord vers Bodrum, puis vers Marmaris.

    Si je souhaitais découvrir à Bodrum les modestes vestiges du Mausolée d'Halicarnasse (la fameuse cinquième des 7 Merveilles du Monde), je ne comptais pas spécialement m'éterniser à Marmaris, mon but étant d'aller découvrir les péninsules bien plus sauvages de Datça et Bozburun.

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  • Priène, Milet et Didymes

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    Il me paraissait comme une évidence de traiter ces sites antiques dans le même post. D'une part parce que la Cité-Etat de Priène, beaucoup plus modeste en taille (mais religieusement très importante), se trouve à moins de 15km de Milet, mais surtout d'autre part parce que ces deux villes étaient des ports parmi les plus importants d'Asie Mineure, alors que le rivage Égéen se retrouve maintenant à 15km de l'une, et à 7km de l'autre !

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  • Kuşadası et le Parc national de la Péninsule de Dilek

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    Kuşadası (prononcez : kouchadasseu, le mot signifiant « île aux oiseaux ») est une sympathique station balnéaire très prisée des Turcs qui se trouve à 100km au sud d'Izmir et à seulement 20km d’Éphèse.

    Elle est prolongée par la ville de Güzelçamlı et surtout le Parc National de Dilek : 270km² de forêt sans aucune construction, dont les eaux turquoises et limpides font face à l’ile grecque de Samos.

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  • Selçuk et les alentours d'Ephèse

    61.JPGL'une des deux magnifiques Artémis du Musée d’Éphèse

    Si l'on pose généralement ses valises à Selçuk, petite "ville nouvelle" de 30 000 habitants, c'est avant tout pour venir découvrir le magnifique site antique d’Éphèse ; Il ne faudrait pas pour autant en oublier de visiter les nombreuses autres merveilles alentours, comme par exemple le splendide Musée d’Éphèse.

    L'album :      Selçuk et les alentours d'Ephèse

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  • Ephèse, l'antique flamboyante

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    En commençant par le site d’Éphèse, ce qui correspond tout simplement au début de mon voyage, je sais que je mets la barre très haut et qu'il sera difficile de tenir la distance dans les posts à venir, tellement le lieu est riche, varié et exceptionnel ! Bien que l'on retrouve des traces préhelléniques à partir du 11e siècle av.JC, c'est à partir du 5e siècle avant JC que la cité Ionienne va connaître son essor.

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